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Migration

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Dans l’hémisphère Nord, de nombreux oiseaux migrent à partir des latitudes les plus élevées en été, vers les latitudes les plus basses en hiver. Plusieurs raisons et théories expliquent ce phénomène spectaculaire, ces périlleux voyages (et parfois même le tour du monde) réalisées par ces millions d’oiseaux. Pour beaucoup d’entre eux, c’est pour fuir le froid et le climat souvent glacial du Nord, et
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rejoindre les zones où il ne neige pas et ne gèle pas. Ils pourront ainsi se nourrir puis retourner vers leur lieu de reproduction pour les longues journées d’été, où là encore, ils trouveront suffisamment de nourriture.

Bien entendu, tous les oiseaux ne migrent pas. Certaines espèces restent toute l’année dans leur localité d’origine ; ces oiseaux sont alors qualifiés de résidents. D’autres espèces sont des migrants partiels, car seules certaines populations migrent.

Migration au Liban

mi_1_lgLe Liban, en raison de sa position sur une route de migration mondiale majeure, a une situation très complexe. Selon les espèces et les populations d’oiseaux, le Liban est soit:

Un point d’escale sur leur itinéraire de migration ou une destination.
Important pour les migrants au printemps et en l’automne, ou le temps d’une saison seulement (les pélicans blancs – au haut de la page, migrent au printemps et en automne).

shrike_lgUne destination pour les visiteurs hivernaux (comme ce rouge-gorge familier – Erithacus rubecula, en haut à droite).
Une destination pour les migrants estivaux qui arrivent au printemps pour se reproduire (comme cette pie-grièche masquée – Lanius nubicus, en bas à droite).
Ou plusieurs de l’un de ces points!

Les routes de migration

click to enlargeLe Liban est un pays extrêmement important pour la migration, car il est sur l’une des voies de migration les plus importantes du monde. Pour comprendre pourquoi tant d’oiseaux migrent à travers le pays, vous devez comprendre comment les oiseaux voyagent sur de si grandes distances.

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La façon dont les oiseaux voyagent est déterminante:

Les oiseaux se déplacent de l’une des deux façons suivantes – l’itinéraire emprunté en dépend:

Les oiseaux qui migrent sur un front étendu, sont généralement de petite ou de moyenne taille et ont un vol actif. Cela signifie qu’ils voyagent à travers le pays sur un front étendu et peuvent traverser les étendues d’eau.

Les oiseaux planeurs sont généralement de plus grande taille, comme par exemple les cigognes blanches (Ciconia ciconia), ci-contre (Ciconia ciconia). Il serait trop coûteux pour eux en terme d’énergie, de battre des ailes sur de longues distances, de sorte qu’ils planent. Pour planer, ils gagnent de la hauteur grâce aux courants d’air ou courants thermiques, puis glissent vers le bas en déployant leurs grandes ailes. Ils peuvent ainsi voyager à l’horizontale sur de longues distances, mais ne peuvent pas traverser de grandes étendues d’eau (car il n’y a pas de courants thermiques au-dessus de la mer). C’est pour cette raison qu’ils se concentrent sur les routes côtières du pourtour méditerranéen, comme par exemple au Liban! Ils ont l’habitude de se regrouper en très grandes volées, selon la météo, la topographie, etc.

Où s’émerveiller devant les oiseaux en migration au Liban?

Bien que les oiseaux planeurs (y compris les pélicans, les grues, les cigognes et de nombreux oiseaux de proie) puissent être observés à peu près partout au Liban, durant la migration printanière et automnale, les recherches ont démontré que certaines routes sont privilégiées par rapport à d’autres. Toutefois, les routes illustrées sur les deux cartes, sont spécifiques à chaque espèce et saison. Les lignes vertes en trait continu montrent les itinéraires certains établis par les recherches. Les itinéraires indiqués en pointillés sont probables, mais nécessitent des recherches plus approfondies avant d’être confirmées.

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Printemps

Au printemps, le principal itinéraire utilisé par les oiseaux planeurs qui migrent vers le Nord en passant par le Liban, longe le flanc est de la chaîne du Mont-Liban et la moitié ouest du plateau de la Békaa. Cet itinéraire est emprunté par les grues, les pélicans et les oiseaux de proie, tels que la buse variable et l’aigle pomarin, et par des milliers de cigognes blanches. Un nombre plus restreint d’oiseaux, essentiellement les pélicans blancs et les cigognes blanches, passe par l’Ouest du pays où de grandes volées peuvent parfois être observées au-dessus de sites tels que Bhamdoun situé dans la vallée du fleuve de Beyrouth.

Automne

En automne, lorsque les oiseaux se dirigent vers le Sud pour passer l’hiver en Afrique, la plupart des oiseaux planeurs longe le bas du flanc est des montagnes libanaises, tandis que d’autres volent plus haut de part et d’autre de la ligne de crête. La plupart des oiseaux se rejoignent ensuite vers le milieu de la chaîne de montagnes, en particulier les grands oiseaux de proie qui survolent ensemble la partie supérieure de la vallée du fleuve de Beyrouth. Contrairement au printemps, les cigognes blanches sont visibles en nombre beaucoup plus restreint durant la plupart des automnes, car la majorité d’entre elles passe plus à l’Est, au-dessus de la Syrie et de la Jordanie.