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Ouverture de l’atelier de Hima Qoleileh

L’atelier du « Souk el-Hima » a été créé dans le village de Qoleileh, grâce au soutien de la SPNL et de ses partenaires, dont la municipalité du village et le financement de l’ONU-Femmes pour l’égalité des sexes. Le local servira d’atelier principal où les femmes pourront se réunir et confectionner divers objets d’artisanat authentique.
Trente-deux femmes ont suivi diverses formations, supervisées par un concepteur et réalisateur de produits.
Au cours de quinze sessions d’une durée de deux heures chacune, les femmes ont reçu les formations suivantes :
1.Confection de bracelets en fil de coton, apprentissage des différentes techniques de nouage/tressage avec 4 à 16 fils.
2.Accessoires en perles de papier : apprendre à confectionner plusieurs tailles et modèles et les adapter à plusieurs usages.
3.Peinture sur verre :technique de peinture en relief sur divers supports (verres, bocaux, plateaux, assiettes…)
4.Impression au pochoir sur papier et tissu : cette technique a été appliquée sur des sacs fourre-tout et les nombreux motifs étaient adaptés à tous les âges.
5.Utilisation de coquillages pour fabriquer des accessoires, décorer des plateau, des bocaux et des sacs. Formation à l’utilisation d’une perceuse
6.Confection d’accessoires en pâte à modeler.
7.Peinture: théorie des couleurs, les différentes techniques, finalisation et exposition des produits.
8.Sculpture sur bois et sur pierre, maniement d’une perceuse.
9.Recyclage et plastification de sachets de café et de chips pour confectionner des sacoches et des porte-monnaie.Utilisation de fils de métal et de plumes, techniques de collage, peinture sur pierre (encre, spray, peinture), finalisation et diversité de la production des œuvres d’art.
10. Décoration textile, réemploi de pièces de tissus usagées pour fabriquer divers articles : sacs, dessous de verres, plateaux, maniques et gants de cuisine.
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Les accessoires en perles de papier et les accessoires textile ont eu beaucoup de succès auprès du public qui a apprécié le travail précis et minutieux et le coût modique du matériel de base.
Zahira Saleh, surnommée « Em Fadlallah » est la dernière femme du village de Qoleileh à transformer d’anciens tissus et vêtements en objets décoratifs. Ce savoir-faire traditionnel qui existait dans plusieurs villages des alentours s’est peu à peu perdu jusqu’à disparaître complètement. Zahira a donc été désignée pour former des femmes à ces compétences ancestrales qu’elle maîtrise toujours.
A l’issue de cette formation, Zahira a émis le souhait de participer à d’autres sessions en cours dans le cadre du projet de l’ONU-Femmes. Avec l’aide de quelques femmes du groupe, elle a vite appris différentes techniques déjà enseignées (perles de papier, bracelets, peinture sur verre, pochoir etc.) et montré un grand intérêt pour ces nouvelles compétences qui lui permettront d’enrichir ses créations.
« Ce que je faisais auparavant était un simple passe-temps, lorsque j’ai rejoint le projet avec la SPNL, j’ai réalisé que mes créations pouvaient être commercialisées et devenir une source de revenus supplémentaire pour moi et ma famille. Non seulement ces ateliers nous aident financièrement, ils contribuent à nous faire entendre en tant que membres actifs de la société. »

Constatant l’enthousiasme et la qualité du travail de Zahira, la formatrice lui a demandé si elle acceptait de former à son tour des femmes dans les villages voisins, en coopération avec « Al-Majmoua ». Ceci est un indicateur important du succès du projet de l’ONU-Femmes qui a permis à ses participantes de mettre à profit leurs compétences et de trouver un travail qui les soutient financièrement.
Quant à Zahira, sa passion d’apprendre et de créer ne s’est pas arrêtée là. Elle passe beaucoup de temps à apprendre de nouvelles techniques sur internet et imagine sans cesse de nouveaux produits.
Elle affirme vouloir transmettre ses compétences aux jeunes femmes car il est important de conserver ce savoir-faire. Zahira a par ailleurs remercié la SPNL et le fonds de l’ONU-Femmes pour l’égalité des sexes qui lui ont offert cette occasion en or de rétablir des compétences traditionnelles, d’en acquérir de nouvelles et de commercialiser ses articles.

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Le projet de l’ONU-Femmes a eu un impact rapide et concret au point de vue social et économique. Les femmes s’impliquent davantage dans la gestion de la Hima en tant que membres des comités locaux et elles font entendre plus largement leur voix grâce à l’accent mis sur l’importance du rôle de la femme tout au long du déroulement du projet auprès de la municipalité et au sein de la communauté locale. D’autre part, ces femmes obtiennent un revenu de base grâce à la vente de leurs produits sur différents marchés et lors de divers événements.

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