Home » La chasse durable » Des chasseurs responsables nettoient le marais de Aammiq

Des chasseurs responsables nettoient le marais de Aammiq

Dans le cadre des actions pour une chasse responsable, la Société pour la Protection de la Nature au Liban a participé au ramassage d’un très grand nombre de cartouches et autres déchets solides extrêmement nocifs pour l’écosystème fragile de la zone humide de Aammiq.

IMG_9872

Le marais de Aammiq (également transcrit « Ammiq » ou « Aamiq ») est la plus grande zone humide d’eau douce qui reste au Liban, un résidu de marais et de lacs beaucoup plus étendus qui existaient autrefois dans la vallée de la Békaa. Cette zone, désignée zone importante pour la conservation des oiseaux au Moyen-Orient (BirdLife International, 1994), figure dans le « Répertoire des zones humides du Moyen-Orient » (UICN, 1995), porte le numéro 978 sur la liste des sites de la Convention de Ramsar (1999) et a été déclarée Réserve de biosphère par l’UNESCO en 2005, ainsi que la Réserve naturelle des cèdres du Chouf.

L’initiative a été lancée par le Centre du Moyen-Orient pour la chasse responsable et ElHunt, un groupe de chasseurs sur Facebook qui compte plus de 40.000 membres.

Le directeur du Centre à la SPNL, Adonis Khatib, a déclaré que cet événement est un bon indicateur de la motivation et de l’intérêt accrus des chasseurs responsables. Il ajoute : « Nous avons demandé aux participants de privilégier désormais les munitions sans plomb. Nous sommes des chasseurs responsables qui prenons en considération les liens entre la chasse et la conservation de la faune ».

« Notre mission est d’encourager les contributions positives et l’utilisation de munitions non toxiques, en fournissant aux chasseurs les informations et les moyens adéquats. Avec plus de 25 millions de tirs annuels au Liban, il appartiendra de déterminer si ce changement de munitions aidera de manière significative à conserver les zones humides et les oiseaux qui y vivent » a-t-il conclu.

Selon Maher Ousta, directeur du département de la chasse responsable de la revue « Sayd Magazine », le groupe a ramassé une grande quantité de débris plastiques dans le marais de Aammiq: bouchons de bouteilles, jouets, briquets, lignes de pêche et autres déchets.

Les scientifiques démontrent que l’augmentation de déchets plastiques laisse un sillage de mort et de maladies qui affecte directement les oiseaux. Les oiseaux ingèrent souvent des morceaux de plastique flottants qu’ils confondent avec de la nourriture. La plupart du temps cela leur est fatal. Les déchets plus volumineux comme les bouteilles et les sacs en plastique étranglent oiseaux et poissons et introduisent des espèces étrangères dans les eaux nouvelles.

Les résidus de plastique sont de vrais aimants qui attirent les produits chimiques toxiques comme le DDT et les PCB, et se transforment ainsi en pilules empoisonnées. Des chercheurs japonais ont découvert que la concentration de ces produits chimiques dans le plastique est un million de fois supérieure à celle qu’on trouve dans l’eau. Le plastique lui-même peut dégager des toxines qui perturbent le système endocrinien comme le biphényle.

Ce que nous savons :

  • une cartouche en plastique met 450 ans à se décomposer
  • les munitions en plomb empoisonnent les oiseaux
  • les sacs plastiques dans l’eau sont dangereux

Ce que chacun peut faire :

  • ramasser les cartouches
  • chasser d’une manière responsable en utilisant des munitions sans plomb
  • réutiliser et recycler tout ce qui peut l’être
  • réduire l’utilisation des produits en plastique jetables
  • informer les autres des dangers des munitions en plomb
  • ramasser les déchets
  • se porter volontaire pour nettoyer les rives et les plages

IMG_9870IMG_9868IMG_9866IMG_9865IMG_9864

Check Also

La protection des oiseaux migrateurs en Méditérrannée

Après le festival Birdfair 2015, la lutte continue pour protéger les oiseaux chanteurs migrateurs chassés …